La cristallisation prend par surprise quand se déploie sous la peau des yeux l’image fidèle de ce qui demeurait enfoui, quand le voile de tulle noir piqueté de fleurs blanches et rouges, qui sont en réalité de minuscules cocons et des coccinelles, s’entrouvre sur la chambre noire où se tapit une araignée géante ou un fruit à vif, quand l’écume du Migramah évoque le calme après la fête sous une véranda aux poteaux de bois enlacés de fleurs qui grimpent offrir leur parfum au soleil du matin, quand le scalpel trace ses lentes cicatrices à la jonction des branches de lunettes pour y imprimer l’histoire d’un monde au creux du microsillon.
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