La volupté qui prend sa source au cœur de la nature sauvage poursuit son cours dans les festivités paysannes, irrigue les marchés des bourgades et gagne ainsi le cul des grandes villes en cheminant patiemment entre les berges des rivières ensoleillées de picotements. C’est en remontant la Lys puis la Deûle que finissent par apparaître, dans les anciennes zones marécageuses de la cité, l’évocation exacerbée jusqu’à la courge des gousses d’ail de Locon. Enveloppées d’un coton imprimé de Provence, elles poussent leurs tiges hors des échancrures pour attraper dans leur filet, les papillons du soleil mexicain qui les nappe d’un vernis doré. Ailleurs, c’est le trait de pinceau de la chicorée qui converge les mille facettes du regard drosophile pour les détourner d’un épiderme marqué de disgrâce assorti à la teinte du blazer.
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