dimanche 26 avril 2015


Moustique est en réalité un moustiquon entraîné par sa mère l’instructeuse qu’il y a-t-il dans ses chaussettes bleues la courbe d’une mécanique massive et bien pensée laquée par le jaune vif d’une balle de tennis neuve le rouge et blanc et chrome et doré le long de la voie ferrée qui ne peut que joindre l’infini il y a la Californie sur la bouche le sang du cuir à la saveur de bacon les pilonnes masqués par un aplat élastique par la seconde peau dont l’ourlet plonge dans les chaussettes bleues le lien caché avec le pays des ténèbres le pays imaginaire où il faut ramper pour en apprécier toutes les aspérités au contact de l’immense main qu’est le corps tout entier le pays d’où l’on voit surgir François Mitterrand sous l’espoir qui crépite pour se glisser dans le cadre de la façade baptismale aussi vaste qu’une silure millénaire

samedi 25 avril 2015


les cheveux de Pénélope sur le buste de Vénus sans bras avec des yeux bleus comme un maquillage de fête ça aurait du être le slow de l’été autrement dit le début d’une vie s’est égaré dans un carton et refait surface de temps à autre

mercredi 25 mars 2015


c’est ainsi que ça se passe les ombres s’allongent le soleil met le feu au purin c’est la veille de l’hiver autant dire que demain commence la compression des ombres et que nous finirons par écraser notre propre ventre au bout d’à peine un demi-tour d’horloge que nous dévalerons à tombeau ouvert

jeudi 12 mars 2015


ce n’est pas dans la chaleur d’une chambre que les catleyas s’enflamment c’est dans la nuit d’une ville parmi les autres animaux invisibles on se recroqueville l’un sur l’autre on se met en boule pour se protéger de la vie qui irradie les vieilles pierres d’une lumière qui n’a pas son équivalent dans le monde des vivants