elle me regarde comme si j’étais un twix dans ton carnet j’aimerais être une étoile dit-elle Karin Viard fait principalement du vélo le dimanche donc pour peu qu’on soit vendredi elle ne sait pas où tourner mais elle n’est pas pimbêche pour autant il y a plein de manteaux de fourrure avec des lunettes à monture de polyester telles qu’on en porte au bord de la piscine en dégustant un mint julep dans lequel trempe une olive vert mammouth
dimanche 27 novembre 2022
jeudi 24 novembre 2022
mon frère qui traverse une période de difficulté financière décide d’interpeller Jean-Michel Macron par une lettre manuscrite en réponse Jean-Michel Macron l’invite dans un premier temps à vendre des objets sur le bon coin afin de pouvoir bénéficier d’une rentrée d’argent immédiate mon frère procède donc à la mise en vente de deux corps de guitare basse dénudés sans micro ni corde Jean-Michel Macron qui ne s’était jamais épanché sur son penchant pour les corps de guitare basse dans la presse décide de les lui acheter sur le champ
dimanche 29 septembre 2019
il se peut que tous les beaux moments aient
quelque chose à voir avec la mer ça commence par un questionnement sur le temps
qu’il fait sur le vent trop frais sur les rafales de sable qui piquent la peau
qui font hésiter les pieds tout doucement dans l’eau froide mais c’est
inéluctable et les pieds commencent à se soulever au-dessus de l’écume qui transporte
des charbons rouges puis l’eau vive est aspirée par capillarité jusqu’aux
extrémités des cheveux puis c’est le corps qui ondule pour rejoindre la mer
entrée dans le corps de l’autre la vague flotte dans l’air sans bouteille ni
sac plastique plus fragile qu’une bulle il faut tenir bon sans heurt ni déchirure
il faut devenir la mer Hawaï est un square de briques jaunes dans l’éternité
turquoise puis vient le moment où la mer se retire en aspirant le fond des
coquilles évidées qui essaient de retenir le film d’un soir d’été à la
plage sur le lisse de leur paroi nacrée
mardi 8 janvier 2019
la sirène perdue est un fil tendu entre le son
et l’image entre la musique et le tableau entre la chanson et la photo la
sirène perdue est un trait de lumière dans la mer la sirène perdue est la
rencontre entre la batterie Atari et la fourrure synthétique rouge mouchetée d’argent
entre la production adroitement léchée et le visage outrageusement maquillé
entre les paroles qui disent des ceci cela qui vont droit au cœur et les
guibolles qui font mine de se cacher en elles même pour sourire à la peur la
sirène perdue a des yeux comme des puits qui nous culbutent tout au fond de l’enfance
pour nous offrir le plafond de l’éternité par l’ouverture d’un hublot
dimanche 16 décembre 2018
il a retrouvé sa peau de pêche imberbe qui est
une peau de caramel ses yeux s’agrandissent presque comme les yeux de Bambi le
dessus de sa tête est délicatement frisé et ses tempes sont bien taillées les
rides de son rictus qui lui plombaient la couenne comme celle d’un pauvre
diable de Jérôme Bosch ont disparu il est redevenu grand dans la fraîcheur du
ciel bleu parcouru de traînées blanches sa métamorphose déborde sur le paysage
ainsi sa cense aménagée dans un vieux corps d’usine prend l’allure d’une
majestueuse cathédrale légèrement de guingois comme en appui sur la hanche les
grands vitraux sombrement monochromes sont des yeux de Bambi qui reflètent le
monde on imagine la bâtisse tombée d’un ciel bleu mentholé il y a longtemps le
cratère a fini par s’habiller en clairière et les arbres alentours s’ouvrent
comme un bouquet
lundi 3 décembre 2018
c’est un clin d’œil fait de cerise un
accroche-cœur rouge vif le velours d’un rideau de théâtre dans le faisceau d’un
projecteur avec une poupée à tête d’homme qui se dandine entre nougats et
pommes d’amour il s’y passe des choses que l’on ne voit que dans les baraques
foraines c’est mini bonnes femmes bas noirs cambrures beurre de jambe et mitraillettes
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