dimanche 26 juillet 2026

Parfois les sensations surgissent sans que l’on puisse situer leur origine. Il ne s’agit ni de date ni de lieu. Les sensations vivent en marge des repères spatio-temporels, dans un espace impalpable où elles s’interpénètrent, ne laissant que quelques coulures et éclaboussures pour signature. Celle-ci a un parfum d’enfance où se perçoit la gravité tendancieuse et l’interdit des choses sans accès à la circonscription de la raison. Il y a toute ces histoires sur les castrats, toutes ces représentations de l’église catholique qui, sous couvert de la pureté, se tiennent en équilibre sur le fil tendu entre Eros et Thanatos, comme sur le rebord amidonné du plastron de Klaus Nomi. C’est en chemisier évoquant ce plastron de Klaus Nomi qu’elle s’adosse au mur, assise sur le lit, juste à l’endroit où la tête se pose pour étendre le corps. De là elle s’étend sur la question des désirs inassouvis et sur la souillure engendrée par l’image fantasmée. Le film de cet entretien réalisé dans la pénombre d’une chambre est en noir et blanc.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire