La foule métropolitaine est le lieu de discrétion de tous les trafics puisque c’est au cœur d’un défilé exubéramment bigarré que les activités se dissimulent. Ainsi on peut très bien confectionner une bouche en machant des malabars fraise-melon-fruit du dragon. La salive finit par lui donner une allure de chewing-gum naturel. L’attention n’est attirée que par le linge blanc immaculé à 60° qui forme un trou dans les pixels de couleur. C’est la signalétique utilisée par la fromagère pour se frayer un passage le long de la cinquième avenue sans mettre en péril l’intégrité de ses mottes de beure salées. Juste à l’aplomb de l’échafaudage, la fontaine qui source la vie jouxte la bouche du métro où se pressent les damnés de la cité.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire