Polux est confectionné sur une base de bouchons de liège enguirlandée de brins de laine. Le grain de café qui lui sert de truffe est soigneusement ajusté sur la périphérie d’une balle de ping-pong figurant sa tête. Cette construction que l’on imagine figée par les lois de son achèvement est appelée à se transcender au fil des années. Ainsi la balle de ping-pong alourdie et dédoublée sous la poussée d’une nature habile, tombe naturellement dans un décolleté comme les boules dans les filets latéraux du 8 pool, libérant l’espace pour l’éclosion d’un visage à la douceur de pivoine, encadré des brins de laine qui se sont bouclés dans l’évaporation de la rosée des printemps. C’est derrière ce rideau de brume que le grain de café, comme l’œil du turbot, a patiemment cheminé jusqu’au creux des omoplates. Les bouchons de liège sont devenus les semelles massives d’escarpins légers que l’on désangle l’été, face à la mer, sur l’entonnoir de sable délimité par des éboulements de bunker.
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