lundi 6 avril 2026

C’est au printemps que l’on voit s’effiler jusqu’au bas des reins la soie trempée dans l’encre de chine. Amorcée dès la fin de l’été dans des matrices gorgées de mures, puis confinée dans la violence de l’hiver sous le treillis de barbelé naturel ayant inspiré la couronne d’épines du Christ en croix, elle se livre à une sortie-test sous les néons des galeries marchandes avant de braver le grand air de la ville et les bourrasques qui s’engouffrent dans le réseau des rues piétonnes. C’est au bas des vitrines qu’une icônette à l’haleine d’aspartame s’amuse à mettre en scène, sur carton glacé, l’attirance de Saint-Antoine pour les chevelures soyeuses.

 

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