dimanche 10 décembre 2017


on a beau dire tout ça on ne dit rien parce que ces enfants qui ne quittent jamais le seuil de la boutique s’évaporent pourtant dans le sommet des arbres et dans les grands pignons de  brique puis ils retombent comme des gants de toilette sur le bois chaud d’un comptoir et comme des corolles là où on les attend le plus et le moins à la fois ce qui crée l’impression d’une évidente surprise c’est à la suite que tout retrouve doucement sa place dans l’incontournable continuité

dimanche 3 décembre 2017


c’est d’ailleurs sur le même trottoir là où le professeur à moustache apprend à compter jusque 49 en cours du soir c’est l’automne elle porte donc un blouson en daim fauve et des souliers avec du tissus écossais sur le dessus puis les saisons s’enchaînent au rythme des symboles annonciateurs comme la grenouille visqueuse au parfum de poisson la grenouille égarée dans les herbes folles non loin de la mare la grenouille égarée à cause du soleil si vif en juillet qu’il en fait perdre la tête si bien que la grenouille se niche au creux du coton comme la souris verte dans une chanson peut-être faudrait-il prendre le temps de parler d’homme à homme avant de s’emboîter comme des jouets kinder

mardi 28 novembre 2017


pas si vite il peut arriver d'oublier ça se passe avant le pont des murs qui suintent là où le roundabout succède au walkabout parti visiter une vieille tante en passant devant la quincaillerie des enfants roux point d’ancrage du fil rouge qui longe la place du marché les deux écoles l’escalier de la mairie de marbre et le préau aux ours marrons avant de se perdre dans la forêt avec ses endroits qui rappellent inévitablement quelque chose les virages près du puisard où l’on se souvient de l’histoire et une vache en plein milieu du chemin