Ceux qui comptaient s’amuser à Verlinghem au lendemain de la pluie d’orage sont déçus. Ils s’imaginaient que la flaque d’eau au pied du toboggan géant ne serait pas un problème, qu’il leur suffirait de la survoler le dos parallèle au sol, dans un élan de Fosbury facilité par la vitesse accumulée lors de la descente. Mais ça ne fonctionne pas car ça ne démarre pas. Les jambes nues demeurent collées aux lattes de bois qui ont bu tout l’orage et il faut pousser à bout de bras pour avancer comme une limace dans un couinement sans gloire. C’est d’autant plus dommage qu’elle fut rêvée cette cambrure avec sa bosse au milieu qui aurait dû soulever l’intérieur du ventre. Ce ne sera pas possible aujourd’hui car le soleil ne semble pas assez vif pour évaporer la pluie prise dans les fibres du bois Comment donc fait Paola pour glisser jusqu’au bout de ses souliers à semelles de bois ?
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